jeudi, mars 11, 2010

Mon homme multitask (il cuisine et lit ses dossiers)

Clotaire Rapaille...

Ce n’est pas juste parce qu’il est le duplicata d’un mixte de Johny Halliday (visage tout remonté) et de Luc Plamondon (les lunettes fumées) que Clotaire Rapaille me crispe. Quand je le regarde et que je l’écoute, une phrase me vient immédiatement en tête : Faire baccara mais boire dans des verres en baccarat. Du but en blanc, même si le gourou du marketing ne dit rien de plus que ce qu’on sait déjà, que ce fameux «code» de Québec dont il est chargé de découvrir soit de la frime, je dois avouer, et c’est là que le bât blesse, qu’il réussit à faire parler de la capitale comme jamais. Donc, dans son sac à malice (parce que pour moi il a l’art de berner), il n’y a pas que du faux. Après tout, le 300 000 $ qu’on lui verse, pour toute la publicité que son nom réussit à faire pour la belle ville de Québec, c’est pleinement mérité. Mais maudine que je ne l’aime pas pareil !

Toujours la même interrogation

«Jintiän tä méi lái, mòfëi yòu bìngle bùchéng?»
(Aujourd’hui, elle n’est pas venue, est-ce qu’elle serait encore malade?)
Effectivement, elle est encore chaos...
Pas la fin du monde :
«Nâli you yäpò, nâli jiù yôu fânkâng!»
(Où il y a oppression, il y a lutte!)

Et la madame aime batailler!

mercredi, mars 10, 2010

À quoi bon aller au ciel ?

Et la lune peut jongler
Dire tantôt blanc, tantôt noir
Avoir la taille de guêpe
Être enceinte jusqu'aux yeux
Je vise toujours la lune !

Et le soleil peut brûler
Griller l'âme jusqu'à l'os
Être rouge de colère
À en donner froid dans le dos
Je veux vivre sous le soleil !

Et la terre peut trembler
Me décharger sa bile
Avoir une voix de Stentor
À quoi bon aller au ciel
Ai pour tombe la terre !

Retrouvailles !

Déjà découplé comme un athlète quand nous étions au Céjep, a décuplé depuis. Maudite belle pièce de viande, mais mesdames, à notre grand dam, l’Apollon n'est attiré que par les messieurs.

mardi, mars 09, 2010

Comme une dame-d’onze-heures

Comme une dame-d’onze-heures, je me ranime. Eh oui ! Depuis deux jours, les nausées cessent vers 11h, ce qui me permet de profiter du printemps arrivé un mois plus tôt que prévu.  Enfin, je peux laisser les biscuits Soda dans l'armoire.  Enfin, je peux retourner faire l'épicerie sans avoir crainte de dégobiller dans l'allée des produits laitiers ou des poulets. 

Mon résumé du mois de février dernier

On ne marchera plus sur la lune; Toyota, le numéro 1 japonais de l’automobile en arrache; on retourne dans le répertoire des années 80 et on ressort «We are the world » pour Haïti; un retour aux études pour bien des gens à cause de la crise économique; la fermeture de la raffinerie Shell de Montréal donne un solide coup de main au Québec pour qu’il atteigne ses objectifs environnementaux; mon chéri et moi allons devenir parents.

lundi, mars 08, 2010

Le rôti de palette de boeuf

Le rôti de palette de bœuf à l’oignon que j’ai l’habitude de mettre au menu ne sera pas sur notre table pour les prochains mois. Voyez-vous, vendredi dernier, l’odeur qui se dégageait dans la chaumière alors que je faisais mijoter le rôti tranquillement au fourneau, m’avait donné toute une nausée. La senteur m’était si insupportable que je n’avais pas pu le faire cuire jusqu’à la fin. Eh oui! Le rôti s’est ramassé dans un sac de poubelle et sur le balcon. À la place, j’ai fait des fajitas au poulet…

samedi, mars 06, 2010

Huitième semaine et demi

Je suis dans ma huitième semaine et demi et je me porte bien. Sinon les nausées, la grossesse semble se dérouler correctement. Néanmoins, j’ai hâte au 9 avril pour que je puisse entendre le petit cœur de Crevette battre et pour que l’échographie no 1 soit faite. Pas que je m’inquiète vraiment, juste que je pourrai voir de mes propres yeux la petite vie qui grandit en moi.

jeudi, mars 04, 2010

T'adieux

(écrit en mai 2007 suite à la mort de Samuel)

Les cloches vont bientôt tintinnabuler ton trépas alors que le printemps est enfin bel et bien entrepris. La faucheuse est débarquée et va te cloîtrer dans une boîte. Et moi, pas mieux qu’elle, pour t’avoir toujours avec moi vais te séquestrer dans ma petite gousse. Ainsi, ton souvenir fleurira là avec celui des autres amis descendus.

mercredi, mars 03, 2010

En ce matin presque de printemps

En ce matin presque de printemps, je me suis laissée perdre dans l’ivresse des sublimités d’un recueil d’images de mon enfance. En ce commencement de jour, ai fait fi du parquet de la salle à manger qui attendait d’être épongé un brin. À la place, me suis clouée dans mon canapé pour me remémorer le peu de vécu accumulé depuis mon arrivée ici bas. Résultat : la petite Suzy que j’étais est venue me voir fréquemment au jour d’aujourd’hui pour me faire revenir très loin en arrière... Agréable? Pas malplaisant du moins!
Ma conscience de la ménagère accomplie, l’ai mis en sourdine toute la matinée. Toute la journée pour dire vrai. Parce qu’après avoir rabâcher des souvenirs d’enfance durant tout le potron-minet, fallait maintenant les endormir. Pas tous quand même, mais quelques uns d’entre eux qui ne me plaisaient pas tellement. Pour y réussir, ai quitté mes pénates et suis allée au cinoche seule comme une grande fille...

Ce matin...

Ma conscience se ranime. Mon regard, lui, avant de laisser au soleil qui est déjà dressé dans son ciel tout reluisant le temps de rendre un peu plus chaud les parages que j’occupe, décide plutôt de se murer quelques minutes de plus dans une fausse nuit avant de s’engager pour de bon dans la clarté d’un nouveau jour. Je constaterai sa véritable influence un peu plus tard lorsque je devrai aller vider ma vessie... me reste à espérer que l’éclat qu’il a aujourd’hui n’est pas qu’une tromperie comme il a souvent l’habitude d’avoir durant cette saison hivernale!

mardi, mars 02, 2010

Au pays du mega octet

Lorsque je m’additionne au pays du mega octet pour converser avec quelques individus, parmi des millions éparpillés aux quatre coins de la planète, jouissant eux aussi de la plus grande innovation de l’histoire des communications humaines, ai la sensation de prendre part à une réalité absolument disproportionnée de celle que je vis à l’ordinaire. Avoir accès à ce monde Internet me permet en moins de temps qu’il en faut, lorsque l’isolement m’importune surabondamment, d’amoindrir mon angoisse. Bref, ce temps précieux où je tape sur mon clavier pour dialoguer un brin me restitue souvent le sourire que j’ai égaré au cours de la journée.
Que nous destinera la prochaine invention de l’informatique? Quel tournant prendra le monde de l’Internet? Je ne sais pas du tout. Nonobstant, un fait est indubitable, n’aurai sûrement plus assez de mémoire vive sur mon ordi et devrai le changer par un autre de fraîche date!

lundi, mars 01, 2010

Mon enceinteté !

Nausée, nausée et nausée !

Mon odorat est trop fin, mes papilles gustatives trop réveillées...

samedi, février 27, 2010

Les jeux sont faits

Elle lui bredouille un nenni, cependant lui desserrera les jambons d’ici peu malgré tout. Là, rouspète un peu pour la forme, mais sait fort bien qu’il l’occupera une fois de plus vu qu’il est déjà en train de l'entraîner à la banlieue du plaisir sans même se slalomer en elle. De la sorte, elle toute étourdie de ses mains partout qui la veulent encore, elle s'arc-boute sur le comptoir pour ne pas aboutir sur le parquet pendant qu’il la « tendresse » comme il sait qu’elle aime, comme lui seul sait, et pendant qu’il la parcourt, appuyé pour ainsi dire sur elle, résolu, avec une main qui se coulisse, avec son «farouche» qui se durcit, avec ses renversants yeux azurs qui ne la déménagent pas, la pistent, l’entrouvent, elle oublie qu’elle ne peut plus lui obtempérer et va même jusqu’à ne désirer plus rien d’autre que jouer de son désir et le chanter. Et le rassasier.

vendredi, février 26, 2010

La crème de la crème des niaiseries que ma plume peut me faire écrire

La crème, c'est un délice jouisseur, une friandise à laquelle il fait bon succomber. Du petit nuage à la généreuse moisson, cette crème-là, on l'obtient en affriolant le mâle, car elle monte naturellement à la surface dès qu’il est très attisé. Dans les années de nos mères-grands, on la payait chère cette goinfrerie, puis, dans les années 70, avec l’arrivée de la pilule, on a enfin pu s’y souscrire à volonté et cela sans crainte d’engraisser neuf mois par année ! 

jeudi, février 25, 2010

Laisse faire

Laisse faire l'amour te faire l’amour
Le bonheur aime prendre son temps
Laisse faire la vie comme elle a envie de faire
Le bonheur prend juste son temps pour te boire

mercredi, février 24, 2010

Mon enceinteté !

Je suis dans ma septième semaine de grossesse et, depuis maintenant trois jours, je dois composer avec de bonnes nausées matinales et quelques craintes d’avoir une grossesse multiple ou encore de faire une fausse couche avant la douzième semaine. Autrement, tout se déroule bien. Je ne dois juste pas aller faire mon épicerie l’avant-midi, sauf si j’ai encore envie d’aller vomir dans l’allée des produits laitiers. Quel embarras ce fut !

Philosobafouillage

Ma dénonciation du jour :
"Les femmes laissées cabotent les hommes nostalgiques de celles qu’ils ont laissées"

Mon questionnement du jour :
"Est-il fou d’aimer sans attente ou juste banal?"

Ma création du jour :
"S'emboîtent comme des poupées russes les amants imparfaits"

mardi, février 23, 2010

À la télé j'ai vu...

Obtention d’un certificat d’aptitude à la vie moderne, voilà ce que vous auriez pu décrocher si vous aviez été un des réfugiés somaliens attendant son envol pour les Etats-Unis. Ai vu ça dans les Grands Documentaires à RDI et bien que cela m’ait fait sourire, cela m’a aussi choquée. Sapristi ! On leur a enseigné, et en plus ça semblait vraiment primordial, à déclencher éclairage via commutateur, à ouvrir une poignée de porte (Aux States, un somalien américanisé leur montrera plus tard à la verrouiller), à ne pas foutre empaquetage de spaghetti dans freezer (Ne savait même pas ce que c’était ), à répondre au téléphone, à composer le 911 en cas d’urgence sans décrire ce que pouvait être une urgence (Très drôle de les voir appeler centrale pour des riens en arrivant à leur pays d’adoption ) et bien entendu à se seoir sur bol de toilette.

Aurais préféré que tout ceci ne soit qu'un gag, mais malheureusement ce ne l'était pas du tout. Pour consoler, l'histoire ne finit pas mal. Pas du tout mal! La famille somalienne américanisée s'est vite sortie de l'aide sociale et malgré leur manque flagrant d'éducation, réussit à payer le beurre pour mettre sur le pain.